FAQ : Cancer gynécologique
Quels sont les différents types de cancers gynécologiques ?
Les cancers gynécologiques englobent tous les cancers du système reproducteur féminin : col de l’utérus, corps utérin (endomètre), ovaires, vulve, vagin et trompes de Fallope.
Vous trouverez des informations sur ces cancers dans les questions/réponses suivantes. Pour avoir plus de détails, n’hésitez pas à aller sur le site Arcagy - InfoCancer.
Cancer des ovaires et des trompes de Fallope
Que sont les cancers des ovaires et des trompes de Fallope ?
Le cancer de l’ovaire est une maladie où des cellules anormales se forment dans les ovaires, qui sont les organes reproducteurs féminins responsables de la production d’ovules. Le cancer de l’ovaire peut se développer dans différentes parties de l’ovaire, notamment les cellules de surface externes (épithéliales), les cellules productrices d’œufs (germinales) ou les cellules qui produisent les hormones (stromales).
Le cancer des trompes de Fallope (ou trompes utérines) est un cancer localisé dans les trompes qui sont les tubes musculaires minces reliant les ovaires à l’utérus. Ces trompes jouent un rôle clé dans le transport des ovules des ovaires vers l’utérus pour la fécondation. Le plus souvent, il se développe dans les cellules glandulaires, qui se trouvent dans le revêtement des trompes.
Quelles sont les histologies (sous-types) du cancer des ovaires ?
Il existe plusieurs types de cancer de l’ovaire, classés en fonction des types de cellules dont ils proviennent. Les principaux types comprennent :
Cancer épithélial de l’ovaire : Il s’agit du type le plus courant de cancer de l’ovaire, qui se forme à partir des cellules de la surface externe de l’ovaire. On distingue sept différents sous-types histologiques : séreux (50 à 70 %), endométrioïdes (10 à 25 %), mucineux (5 à 10 %), à cellules claires (5 %) et trois sous-types beaucoup plus rares (à cellules transitionnelles, indifférenciés et mixtes).
Cancer descellules germinales de l’ovaire : Ce type de cancer se développe à partir des cellules qui produisent les ovules.
Tumeur stromale : Pour ce type de cancer, la tumeur se développe à partir des cellules qui produisent les hormones féminines œstrogène et progestérone.
Pour avoir plus d’informations sur les différentes histologies du cancer des ovaires, vous pouvez consulter le site Arcagy - InfoCancer.
Qu’est-ce que le score TNM du cancer des ovaires ?
Le score TNM est un système de classification utilisé pour évaluer le stade d’un cancer, planifier le traitement et prédire le pronostic.
Trois paramètres sont à prendre en compte :
- Le T décrit la taille et l’étendue de la tumeur primitive
- Le N indique si le cancer fait face à une extension ganglionnaire régionale
- Le M indique si le cancer s’est propagé à d’autres parties du corps, appelés métastases
A noter que ce tableau est identique pour le cancer des ovaires et des trompes.
Tableau de classification TNM pour le cancer des ovaires
Tumeur primitive (T)
| T | Épaisseur de la tumeur primitive |
|---|---|
| Tx | Tumeur primitive ne pouvant pas être évaluée |
| T0 | Pas de signe de tumeur primitive |
| T1 | Tumeur limitée aux ovaires (un ou les 2) |
| T1a | Tumeur limitée à un seul ovaire ; capsule intacte, sans tumeur à la surface de l’ovaire ; pas de cellules malignes dans le liquide d’ascite ou de lavage péritonéal |
| T1b | Tumeur limitée à un ou deux ovaires ; capsules intactes, ou aux trompes utérines, sans tumeur à la surface de l’ovaire ou des trompes ; pas de cellules malignes dans le liquide d’ascite ou de lavage péritonéal |
| T1c | Tumeur limitée à 1 ou aux 2 ovaires, avec soit rupture capsulaire, soit tumeur à la surface des ovaires, soit cellules malignes présentes dans le liquide d’ascite ou de lavage péritonéal. |
| Tc1 | Rupture peropératoire |
| Tc2 | Rupture préopératoire ou végétations en surface |
| Tc3 | Cellules malignes dans l’ascite ou le liquide de lavage péritonéal. |
| T2 | Tumeur intéressant 1 ou les 2 ovaires avec extension pelvienne |
| T2a | Extension et/ou greffes utérines et/ou tubaires ; pas de cellules malignes dans le liquide d’ascite ou le liquide de lavage péritonéal |
| T2b | Extension à d’autres organes pelviens ; pas de cellules malignes dans le liquide d’ascite ou le liquide de lavage péritonéal |
| T3 | Tumeur de l’ovaire avec extension péritonéale abdominale et/ou ganglionnaire rétropéritonéale |
| T3a | Métastases rétropéritonéales microscopiques ± péritoine |
| Ta1 | Adénopathie rétropéritonéale seule (prouvé par cytologie/histologie) |
| Ta1 (i) | Foyer adénocarcinomateux dans l’adénopathie ≤ 10 mm |
| Ta1 (ii) | Foyer adénocarcinomateux dans l’adénopathie > 10 mm |
| Ta2 | Extension péritonéale microscopique extra-pelvienne ± adénopathies. |
| T3b | Métastases péritonéales extra-pelviennes ≤ 2 cm ± adénopathies |
| T4 | Métastases à distance (à l’exclusion des métastases péritonéales) |
| IVA | Plèvre (cytologie positive) |
| IVB | Autres métastases y compris adénopathies inguinales. |
Ganglions lymphatiques (N)
| N | Extension ganglionnaire régionale |
|---|---|
| Nx | On ne dispose pas des conditions minimales requises pour classer les ganglions lymphatiques régionaux et/ou juxta-régionaux |
| N0 | Pas de signes d’envahissement des ganglions lymphatiques régionaux |
| N1 | Signes d’envahissement des ganglions lymphatiques régionaux |
Métastases à distance (M)
| M | Métastases à distance |
|---|---|
| Mx | On ne dispose pas des conditions minimales requises pour apprécier la présence de métastases à distance |
| M0 | Pas de signes de métastases à distance |
| M1 | Présence de métastases à distance |
Quels sont les biomarqueurs ou mutations génétiques impliqués dans le cancer des ovaires ?
Connues pour augmenter le risque de cancer du sein, les mutations des gènes BRCA1etBRCA2sont aussi associées à un risque accru de cancer de l’ovaire.
Que signifie “platine sensible” ou “platine résistante” ?
Si la récidive du cancer de l’ovaire intervient dans les 6 mois suivant le traitement chimiothérapique initial à base de Taxol et Carboplatine, on parle d’une récidive « platine-résistante ». Cela signifie que le traitement aux sels de platine n’a pas été efficace, et qu’un changement de médicament sera nécessaire pour traiter la rechute.
Si la récidive survient après 6 mois (ou 12 mois) après l’arrêt du traitement standard, il existe une forte probabilité pour que le traitement nécessite une association d’agents chimiothérapiques aux sels de platine, car la récidive est probablement « platine sensible ».
Qu’est-ce que la chimiothérapies pour un cancer des ovaires ?
Parmi les principales chimiothérapies utilisées pour traiter ce type de cancer, on retrouve surtout des associations entre un sel de platine et un taxane. Par exemple, Carboplatine avec Paclitaxel (Taxol), qui peut être administré toutes les trois semaines ou de manière hebdomadaire selon le protocole mis en place.
Cancer du col de l’utérus
Qu’est-ce que le cancer du col de l’utérus ?
Ce cancer se forme dans les tissus du col de l’utérus, la partie inférieure et étroite de l’utérus. Il est généralement causé par une infection persistante par certains types de papillomavirus humains (HPV), une infection sexuellement transmissible.
Qu’est-ce que le score TNM du cancer du col de l’utérus ?
Le score TNM est un système de classification utilisé pour évaluer le stade d’un cancer, planifier le traitement et prédire le pronostic.
Trois paramètres sont à prendre en compte :
- Le T décrit la taille et l’étendue de la tumeur primitive
- Le N indique si le cancer fait face à une extension ganglionnaire régionale
- Le M indique si le cancer s’est propagé à d’autres parties du corps, appelés métastases
Tableau de classification TNM pour le cancer du col de l’utérus
Tumeur primitive (T)
| T | Épaisseur de la tumeur primitive |
|---|---|
| Tx | Tumeur primitive ne pouvant pas être évaluée |
| T0 | Pas de signe de tumeur primitive |
| Tis | Carcinome in situ (carcinome pré-invasif) |
| T1 | Carcinome cervical limité au col de l’utérus (ne pas tenir compte des cas s’étendant au corps utérin) |
| T1a | Carcinome invasif diagnostiqué seulement par histologie. Toutes les lésions macroscopiquement visibles (même avec invasions superficielles) sont à classer T1b/Stade IB |
| T1a1 | Invasion du tissu conjonctif de moins de 3,0 mm de profondeur et de 7,0 mm ou moins en diffusion horizontale |
| T1a2 | Invasion du tissu conjonctif comprise entre 3,0 mm et 5,0 mm avec une diffusion horizontale de 7,0 mm au maximum |
| T1b | Lésion cliniquement visible limitée au col ou à des lésions microscopiques supérieures à T1a2/IA2 |
| T1b1 | Lésion cliniquement visible de 4,0 cm ou moins dans sa plus grande dimension |
| T1b2 | Lésion cliniquement visible supérieure à 4,0 cm dans sa plus grande dimension |
| T2 | Tumeur s’étendant au-delà du col mais sans atteindre les parois pelviennes ou le tiers inférieur du vagin |
| T2a | Sans infiltration du paramètre |
| T2b | Avec infiltration du paramètre |
| T3 | Tumeur s’étendant à la paroi pelvienne, infiltrant le tiers inférieur du vagin, ou provoquant une hydronéphrose ou un rein muet |
| T3a | Tumeur intéressant le tiers inférieur du vagin, sans extension à la paroi pelvienne |
| T3b | Tumeur s’étendant à la paroi pelvienne ou présence d’hydronéphrose ou d’un rein muet |
| T4 | Tumeur envahissant la muqueuse vésicale ou rectale ou s’étendant au-delà du petit bassin |
Ganglions lymphatiques (N)
| N | Extension ganglionnaire régionale |
|---|---|
| Nx | On ne dispose pas des conditions minimales requises pour classer les ganglions lymphatiques régionaux et/ou juxta-régionaux |
| N0 | Pas de signes d’envahissement des ganglions lymphatiques régionaux |
| N1 | Signes d’envahissement des ganglions lymphatiques régionaux |
Métastases à distance (M)
| M | Métastases à distance |
|---|---|
| Mx | On ne dispose pas des conditions minimales requises pour apprécier la présence de métastases à distance |
| M0 | Pas de signes de métastases à distance |
| M1 | Présence de métastases à distance |
Qu’est-ce que la classification FIGO pour le cancer du col de l’utérus ?
La classification FIGO (Fédération Internationale des Gynécologues Obstétriciens) a été mise en place en 2002 par l’OMS et est spécifique aux cancers gynécologiques. Cette classification permet de statuer sur le stade d’évolution du cancer en fonction des structures atteintes.
| Stade FIGO | Description |
|---|---|
| I | Cancer strictement limité au col |
| IA | Cancer invasif identifié seulement au microscope et envahissement du stroma : profondeur maximum de 5 mm |
| IA1 | Profondeur ≤ 3 mm |
| IA2 | 3 mm < profondeur ≤ 5 mm |
| IB | Cancer clinique limité au col visible en macroscopie ou cancer microscopique de dimension supérieure au IA |
| IB1 | T < 2 cm |
| IB2 | 2 ≤ T < 4 cm |
| IB3 | T ≥ 4 cm |
| II | Cancer étendu au-delà du col mais n’atteignant pas la paroi pelvienne ni le tiers inférieur du vagin |
| IIA | Jusqu’aux deux tiers supérieurs du vagin |
| IIA1 | Taille T ≤ 4 cm |
| IIA2 | Taille T > 4 cm |
| IIB | Paramètres (proximaux) |
| III | Cancer étendu jusqu’à la paroi pelvienne et/ou au tiers inférieur du vagin (y compris hydronéphrose) |
| IIIA | Atteinte vaginale jusqu’au tiers inférieur |
| IIIB | Fixation à la paroi pelvienne (ou hydronéphrose ou rein muet) |
| IIIC1 | Atteinte ganglionnaire pelvienne |
| IIIC2 | Atteinte ganglionnaire lombo-aortique |
| IV | Cancer étendu au-delà du petit bassin ou à la muqueuse vésicale et/ou rectale |
| IVA | Organe adjacent (vessie, rectum) |
| IVB | À distance |
Quels sont les principaux traitements utilisés pour un cancer du col de l’utérus ?
Le traitement dépend du stade de la maladie. Si elle est possible au stade localisé, une chirurgie est proposée.
Une autre option thérapeutique souvent proposée dans le cadre d’un cancer du col de l’utérus est une radiochimiothérapie. C’est un traitement qui combine la radiothérapie (souvent radiothérapie externe et curiethérapie) et une chimiothérapie (souvent le cisplatine). L’immunothérapie ciblée est également utilisée avec un traitement comme Keytruda (Pembrolizumab), souvent associée à une chimiothérapie à base d’Avastin (Bevacizumab).
Cancer de l’endomètre
Qu’est-ce que le cancer du corps utérin (ou cancer de l’endomètre) ?
Le cancer du corps utérin est un cancer qui se développe dans la muqueuse de l’utérus, appelée endomètre. Les déséquilibres hormonaux, tels qu’un excès d’œstrogènes sans progestérone équilibrante, sont souvent associés à son développement.
Quelles sont les principales histologies (sous-types) de cancer du corps utérin ?
Les adénocarcinomes sont la forme la plus courante de cancer du corps utérin. Ils se développent à partir des glandes de l’endomètre. Les sarcomes, quant à eux, sont une forme beaucoup plus rare de ce type de cancer.
Quels sont les biomarqueurs ou mutations génétiques impliqués dans le cancer de l’endomètre ?
Syndrome de Lynch : Ce syndrome héréditaire de prédisposition aux cancers est causé par des mutations dans les gènes de réparation de l’ADN, comme MLH1, MSH2, MSH6 et PMS2. Les femmes atteintes du syndrome de Lynch ont un risque accru de développer un cancer de l’endomètre.
Mutation PIK3CA : Cette mutation est fréquemment observée dans le cancer de l’endomètre. Les mutations de PIK3CA activent la voie de signalisation PI3K/AKT/mTOR, ce qui favorise la croissance et la survie des cellules cancéreuses.
Amplification de l’HER2 : Elle a été observée dans certains sous-types de cancer de l’endomètre. Cette altération génétique peut conduire à une activation excessive de la voie de signalisation HER2, favorisant la croissance tumorale.
La connaissance de ces mutations peut guider le choix des traitements suivis et des essais cliniques auxquels participer.
Qu’est-ce que le score TNM du cancer de l’endomètre ?
Le score TNM est un système de classification utilisé pour évaluer le stade d’un cancer, planifier le traitement et prédire le pronostic.
Trois paramètres sont à prendre en compte :
- Le T décrit la taille et l’étendue de la tumeur primitive
- Le N indique si le cancer fait face à une extension ganglionnaire régionale
- Le M indique si le cancer s’est propagé à d’autres parties du corps, appelés métastases
Tableau de classification TNM pour le cancer de l’endomètre
Tumeur primitive (T)
| T | Tumeur primitive |
|---|---|
| Tx | Tumeur primitive ne pouvant pas être évaluée |
| T0 | Pas de signe de tumeur primitive |
| T1 | Tumeur limitée au corps utérin |
| T1a | Tumeur limitée à l’endomètre ou ne dépassant pas la moitié du myomètre |
| T1b | Tumeur envahissant la moitié du myomètre ou plus de la moitié du myomètre |
| T2 | Tumeur envahissant le stroma cervical mais ne s’étendant pas au-delà de l’utérus |
| T3 | Extension locale et/ou régionale comme suit : |
| T3a | Séreuse et/ou annexes |
| T3b | Envahissement vaginal et/ou paramétrial |
| T3c | Atteinte des ganglions lymphatiques régionaux. N1 : Ganglions pelviens : Ganglions para-aortiques +/- ganglions pelviens |
| T4 | Extension à la muqueuse vésicale et/ou intestinale et/ou métastases à distance |
| IVA | Extension à la muqueuse vésicale et/ou intestinale |
| IVB | Métastases à distance incluant les métastases intraabdominales et/ou ganglions inguinaux |
Ganglions lymphatiques (N)
| N | Extension ganglionnaire régionale |
|---|---|
| Nx | On ne dispose pas des conditions minimales requises pour classer les ganglions lymphatiques régionaux et/ou juxta-régionaux |
| N0 | Pas de signes d’envahissement des ganglions lymphatiques régionaux |
| N1 | Signes d’envahissement des ganglions lymphatiques régionaux |
Métastases à distance (M)
| M | Métastases à distance |
|---|---|
| Mx | On ne dispose pas des conditions minimales requises pour apprécier la présence de métastases à distance |
| M0 | Pas de signes de métastases à distance |
| M1 | Présence de métastases à distance |
Quels sont les principaux traitements utilisés pour un cancer de l’endomètre ?
Le traitement dépend du stade de la maladie. Si elle est possible au stade localisé, une chirurgie (hystérectomie) est proposée. En complément, une radiothérapie peut être mise en place. Pour traiter un cancer de l’endomètre à des stades plus avancés ou après échec des traitements locaux initiaux, la chimiothérapie est souvent proposée. Et, désormais, il existe également des options de traitement avec l’immunothérapie, notamment avec deux nouveaux traitements : le Jemperli (dostarlimab) et Kysplyx (l’association de pembrolizumab et lenvatinib)
Cancer du vagin
Qu’est-ce que le cancer du vagin ?
Le cancer du vagin est une forme de cancer qui se développe dans les tissus du vagin, le canal musculaire reliant l’utérus à l’extérieur du corps chez la femme. Il existe plusieurs types de cancer du vagin, qui sont classés en fonction des types de cellules dont ils proviennent.
Quelles sont les histologies (sous-types) du cancer du vagin ?
Les principaux types de cancer du vagin comprennent :
Carcinome épidermoïde: Il se développe à partir des cellules squameuses de la muqueuse vaginale.
Adénocarcinome: Ce type de cancer du vagin se forme à partir des cellules glandulaires de la muqueuse vaginale.
Carcinome à petites cellules : Il se développe à partir de cellules neuroendocrines dans la muqueuse vaginale.
Qu’est-ce que le score TNM du cancer du vagin ?
Le score TNM est un système de classification utilisé pour évaluer le stade d’un cancer, planifier le traitement et prédire le pronostic.
Trois paramètres sont à prendre en compte :
- Le T décrit la taille et l’étendue de la tumeur primitive
- Le N indique si le cancer fait face à une extension ganglionnaire régionale
- Le M indique si le cancer s’est propagé à d’autres parties du corps, appelés métastases
Tableau de classification TNM pour le cancer du vagin
Tumeur primitive (T)
| T | Tumeur primitive |
|---|---|
| Tx | Tumeur primitive ne pouvant pas être évaluée |
| T0 | Pas de signe de tumeur primitive |
| T1a | Le cancer est limité au vagin et ne dépasse pas les 2 cm |
| T1b | Le cancer est limité au vagin et dépasse les 2 cm |
| T2a | Infiltration sous muqueuse dans le paramètre sans atteinte de la paroi pelvienne et ne dépasse pas les 2 cm |
| T2b | Infiltration sous muqueuse dans le paramètre sans atteinte de la paroi pelvienne et dépassant 2 cm |
| T3 | Atteinte de la paroi pelvienne et/ou atteinte du tiers inférieur du vagin et/ou fait obstacle à l’écoulement de l’urine (hydronéphrose) occasionnant des problèmes rénaux |
| T4 | Atteinte vésicale ou rectale ou extension en dehors du pelvis |
Ganglions lymphatiques (N)
| N | Extension ganglionnaire régionale |
|---|---|
| Nx | On ne dispose pas des conditions minimales requises pour classer les ganglions lymphatiques régionaux et/ou juxta-régionaux |
| N0 | Pas de signes d’envahissement des ganglions lymphatiques régionaux |
| N1 | Signes d’envahissement des ganglions lymphatiques régionaux |
Métastases à distance (M)
| M | Métastases à distance |
|---|---|
| Mx | Statut métastatique à distance non évaluable |
| M0 | Pas de métastases à distance |
| M1 | Présence de métastases à distance |
Cancer de la vulve
Qu’est-ce que le cancer de la vulve ?
Ce cancer se forme dans les tissus de la vulve, qui est la partie externe des organes génitaux féminins. La vulve comprend les grandes et petites lèvres, le mont de Vénus, le clitoris et le vestibule vaginal.
Quelles sont les histologies (sous-types) du cancer de la vulve ?
Les types de cancer de la vulve incluent principalement :
Carcinome épidermoïde : C’est le type le plus courant de cancer de la vulve, qui se forme à partir des cellules de la peau de la vulve.
Carcinome basocellulaire : Ce type de cancer se forme à partir des cellules basales de la peau de la vulve.
Mélanome: Le mélanome de la vulve se développe à partir des cellules productrices de pigments de la peau.
Qu’est-ce que le score TNM du cancer de la vulve ?
Le score TNM est un système de classification utilisé pour évaluer le stade d’un cancer, planifier le traitement et prédire le pronostic.
Trois paramètres sont à prendre en compte :
- Le T décrit la taille et l’étendue de la tumeur primitive
- Le N indique si le cancer fait face à une extension ganglionnaire régionale
- Le M indique si le cancer s’est propagé à d’autres parties du corps, appelés métastases
Tableau de classification TNM pour le cancer de la vulve
Tumeur primitive (T)
| T | Tumeur primitive |
|---|---|
| Tx | Tumeur primitive ne pouvant pas être évaluée |
| T0 | Pas de signe de tumeur primitive |
| T1 | Tumeur limitée à la vulve ou au périnée |
| T1a | ≤ 2 cm avec invasion stromale ≤ 1 mm |
| T1b | > 2 cm ou avec invasion stromale > 1 mm |
| T2 | Tumeur (quelle que soit la taille) avec envahissement du bas urètre et/ou du tiers inférieur du vagin ou de l’anus |
| T3 | Envahissement tumoral du haut urètre, des 2/3 supérieurs du vagin, de la vessie, de la muqueuse rectale ou du pelvis |
Ganglions lymphatiques (N)
| N | Ganglion régional |
|---|---|
| Nx | Statut ganglionnaire non évaluable |
| N0 | Pas de métastase ganglionnaire |
| N1a | 1 à 2 ganglions lymphatiques, chacun < 5 mm |
| N1b | 1 ganglion lymphatique ≥ 5 mm |
| N2a | ≥ 3 ganglions lymphatiques métastatiques, chacun ≤ 5 mm |
| N2b | ≥ 2 ganglions lymphatiques métastatiques ≥ 5 mm |
| N2c | Ganglions lymphatiques métastatiques avec extension extra-capsulaire |
| N3 | Ganglions lymphatiques métastatiques fixés ou ulcérés |
Métastases à distance (M)
| M | Métastases à distance |
|---|---|
| Mx | Statut métastatique à distance non évaluable |
| M0 | Pas de métastases à distance |
| M1 | Présence de métastases à distance |
Quels sont les principaux traitements utilisés pour un cancer de la vulve ?
S’il est possible, le traitement est principalement chirurgical, mais la radiothérapie (externe et curiethérapie) et la chimiothérapie (platine + 5-FU) ont été progressivement intégrées dans les protocoles de traitement.